Tour Chappe N° 197 Pleurneuf ( TC22DA )

Mis à jour le 14-01-2015
Télégraphe Chappe

La position :

La position indiquée est celle de la rue du télégraphe située sur cette ville.

La tour était probablement située à proximitée.

Cartographie :

Vue satélite de la tour Chappe de Pleurneuf Carte routière de la tour Chappe de Pleurneuf

Livres à consulter :

N° 478 La télégraphie aérienne de « A à Z»

Dénomination de la station de Pléneuf-Val-André. (plan ci-contre).

N° 478 La télégraphie aérienne de « A à Z»

Commune du département des Côtes-du-Nord, station (54*) de la ligne Paris-Brest. Le cadastre Napoléon (Archives départementales de Saint-Brieuc) référence 3P, plans 70, mentionne, au lieu-dit "Fosse au Doué", le site où se trouvait la station de Plerneuf, actuellement dénommé "Croix du Télégraphe". La station est actuellement remplacée par le château d'eau, altitude 87 m, à 60 m de la rue du Télégraphe parallèle à la route Brest-Paris qui se trouve à 600 m de là. Aucun vestige ne subsiste.

François Rioual raconte dans un extrait de : Plouvara "les Chemins de l'histoire" (Date inconnue) :

"Le Télégraphe de Plerneuf : La Garde.

L'un des points stratégiques du canton de Plouvara pour les communications était le Télégraphe de Plerneuf, situé près de l'actuel Château d'eau qui domine le bourg.

Il fut l'objet de nombreuses attaques des Chouans durant la période de l'an VI à l'an VIII notamment. C'est pourquoi, dès le 9 frimaire de l'an VII, Appolinaire Hillion, alors président de l'Administration Cantonale, demanda l'organisation d'une Garde Nationale sédentaire, afin : "... de déjouer les nouveaux projets que ces Monstres Abominables et ces Cohortes de Brigands forment sous prétexte de Religion et pour cause de Royauté, en assignant nos paisibles cultivateurs sans défense".

A la suite d'une attaque, le 13 floréal de l'an VII, il fut décidé de faire garder le télégraphe par une patrouille de cinq hommes, à tour de rôle.

Les attaques, devenant incessantes, amenèrent la Municipalité du canton à décider la fortification de la Garde.

La construction de barricades commença en pluviôse de l'an VIII. On réquisitionna 53 hommes : les communes de Plerneuf, Cohiniac et La Méaugon fournirent 6 hommes chacune. Compte tenu de leur population, Plouvara amena 15 hommes et St Donan 20 hommes. Les personnes ainsi réquisitionnées furent rémunérées grâce à une imposition extraordinaire sur les 20 plus grosses fortunes du canton, dont 5 particuliers de Plouvara.

Dès nivôse de la même année, il fallut fournir un officier, un sergent, 40 fusiliers et un tambour, tous du canton de Plouvara.

Bientôt cependant, il fallut des renforts, et le canton de Plelo, riverain du télégraphe lui aussi, fut sollicité pour 15 hommes supplémentaires et participer pour moitié aux frais de défense. Plelo fournit en outre du matériel : 24 draps de lit, 5 balins ou couvertures, 3 paillasses, 200 livres de paille et 12 oreillers. Les lits et autres fournitures étaient à la charge du canton de Plouvara.

Les soldats réquisitionnés devaient d'abord se rendre au presbytère de Plerneuf où ils recevaient les consignes. Les personnes ne se présentant pas à la réquisition étaient taxées d'une amende de 3 francs, à partager avec les hommes présents.

En ventôse de l'an VIII, dut s'annoncer une période plus calme, car la troupe stationnée à la caserne de Plerneuf fut réduite de moitié : le canton n'avait plus à sa charge qu'une quinzaine d'hommes : 4 de Plouvara, 5 de St Donan, et 2 de chacune des 3 autres communes, pour lesquels militaires il fallait toujours fournir les armes, la nourriture et le logement. Le télégraphe de Plerneuf fut démoli en 1854.".

Ses correspondants : Saint-Brieuc et Lanrodec.

Archives FNARH ( Source : M. Perrin)

N° 2344 Plouvara, les Chemins de l'histoire

L'un des points stratégiques du canton de Plouvara pour les communications était le Télégraphe de Plerneuf, situé près de l'actuel Château d'eau qui domine le bourg.

Il fut l'objet de nombreuses attaques des Chouans durant la période de l'an VI à l'an VIII notamment. C'est pourquoi, dès le 9 frimaire de l'an VII, Appolinaire Hillion, alors président de l'Administration Cantonale, demanda l'organisation d'une Garde Nationale sédentaire, afin : "... de déjouer les nouveaux projets que ces Monstres Abominables et ces Cohortes de Brigands forment sous prétexte de Religion et pour cause de Royauté, en assignant nos paisibles cultivateurs sans défense.

A la suite d'une attaque, le 13 floréal de l'an VII, il fut décidé de faire garder le télégraphe par une patrouille de cinq hommes, à tour de rôle.

Les attaques, devenant incessantes, amenèrent la Municipalité du canton à décider la fortification de la Garde.

La construction de barricades commença en pluviôse de l'an VIII. On réquisitionna 53 hommes : les communes de Plerneuf, Cohiniac et La Méaugon fournirent 6 hommes chacune. Compte tenu de leur population, Plouvara amena 15 hommes et St Donan 20 hommes. Les personnes ainsi réquisitionnées furent rémunérées grâce à une imposition extraordinaire sur les 20 plus grosses fortunes du canton, dont 5 particuliers de Plouvara.

Dès nivôse de la même année, il fallut fournir un officier, un sergent, 40 fusiliers et un tambour, tous du canton de Plouvara.

Bientôt cependant, il fallut des renforts, et le canton de Plelo, riverain du télégraphe lui aussi, fut sollicité pour 15 hommes supplémentaires et participer pour moitié aux frais de défense. Plelo fournit en outre du matériel : 24 draps de lit, 5 balins ou couvertures, 3 paillasses, 200 livres de paille et 12 oreillers. Les lits et autres fournitures étaient à la charge du canton de Plouvara.

Les soldats réquisitionnés devaient d'abord se rendre au presbytère de Plerneuf où ils recevaient les consignes. Les personnes ne se présentant pas à la réquisition étaient taxées d'une amende de 3 francs, à partager avec les hommes présents.

En ventôse de l'an VIII, dut s'annoncer une période plus calme, car la troupe stationnée à la caserne de Plerneuf fut réduite de moitié : le canton n'avait plus à sa charge qu'une quinzaine d'hommes : 4 de Plouvara, 5 de St Donan, et 2 de chacune des 3 autres communes, pour lesquels militaires il fallait toujours fournir les armes, la nourriture et le logement. Le télégraphe de Plerneuf fut démoli en 1854.

Archives FNARH :

M. Perrin