Tour Chappe N° 396 Lyon N° 1 - Saint-Just ( TC69JU )

Mis à jour le 11-01-2016
Lyon St-Just © collection Pierre Mollier
 
Type : Tour pyramidale
Utilisation : Entre 1799 et 1852
Ligne : Lyon - Venise ( Poste N° 1 )
Atlas de Kermabon
Suivante : 300 m
Hauteur : 295 m

Cartographie :

Vue satélite de la tour Chappe de Lyon N° 1 - Saint-Just Carte routière de la tour Chappe de Lyon N° 1 - Saint-Just

Livres à consulter :

N° 478 La télégraphie aérienne de « A à Z»

Préfecture du département du Rhône. Siège d'une direction (64*) sujette à déménagements successifs et de plusieurs télégraphes à la numérotation changeante, d'où des difficultés pour cerner une situation mouvante. Quelques jalons pour cette histoire de la direction et des télégraphes lyonnais :

* En 1806/1807, au tout début de la ligne Paris-Lyon-Turin, d'après la correspondance de Rogelet (n° 755 et 756 du 3 août 1806 et n° 845 du 21 janvier 1807, le dernier poste (64*) de Paris-Lyon est à Fourvière tandis que le premier de Lyon-Turin est à Saint-Just. La liste des Noms des postes composant les diverses lignes télégraphiques de 1807, distingue de même Lyon n° 1, dernier poste de Paris-Lyon, et Lyon n° 2, premier de Lyon-Turin. Madame Y. Mience situe la première direction, établie par Rogelet, dans la propriété Constant de la Sarra, sur les hauteurs de Saint-Just - Fourvière, au 59 de la rue du Juge-de-Paix (actuelle rue Roger Radisson), puis, à partir de 1813, au 28 de la même rue.

* En 1814/1815, à la chute de Napoléon Ier, la disparition de la ligne Lyon-Milan devait entraîner celle du télégraphe de Saint-Just. Mais, comme il n'est plus question du poste de Fourvière, le terminus de la ligne de Paris ne serait-il pas transféré à la station de Saint-Just et le télégraphe réorienté vers le NNO ?

* En 1816, établissement d'un nouveau télégraphe et déménagement de la direction. D'après la correspondance Chappe, en mai 1816, "on construit en ce moment au centre de Lyon un nouveau poste qui portera la dénomination de Lyon n° 2 et qui doit être mis sous très peu de temps en activité" (AN. F90/1435 - 14 mai 1816).

Dans la numérotation des stations, ce Lyon n° 2, nouveau terminus de la ligne Paris-Lyon, est substitué au défunt Lyon n° 2 de la ligne de Milan. Ce télégraphe de 1816 est-il déjà établi rue Bourbon (cf. Atlas Kermabon), dans l'actuelle rue Victor Hugo ? Par ailleurs, Y. Mience a retrouvé une lettre de Desroys du 25 juin 1816 informant le préfet du Rhône que la direction est dorénavant sise rue de Pusy n° 5 (au S et près de l'actuel Hôtel des Postes), ainsi qu'un autre document faisant état à la même adresse de l'installation d'un répétiteur au 5ème étage de l'immeuble, ce qui permettait au directeur de communiquer sans perte de temps avec le poste de Lyon n° 2.

Ainsi la direction s'est rapprochée des autorités civiles et militaires du centre de Lyon et la rapidité des transmissions s'en trouve améliorée.

* En 1821, lors de la création de la ligne de Toulon, la première station (1*) lyonnaise vers le Sud est établie à Saint-Just, à côté de celle de la ligne de Paris, et prend le nom de Lyon n°4 dans l'Atlas Kermabon. Ces postes jumeaux de Saint-Just (Lyon n° 1 et Lyon n° 4) ne sont donc pas de la même époque, ce qui pourrait expliquer les différences architecturales sur le tableau (non légendé), conservé au Musée de la Poste de Paris (n° 2843 ; reproduction in FNARH - La Télégraphie Chappe p. 122) et représentant aux yeux de certains la station de Saint-Just. Les deux tours ont été détruites en 1985 ; seule la "Montée du Télégraphe" rappelle encore leur souvenir.

* En 1825, toujours grâce à Mme Mience, on sait que Desroys achète une propriété 3, rue des Quatre-Vents (à peu près l'actuelle rue Pauline-Marie Jaricot) à Saint-Just / Fourvière et y transporte la direction. On s'étonne que l'Administration Chappe ait accepté ce transfert qui éloignait la direction des centres de décision concentrés entre Rhône et Saône ; et on se demande ce qu'est devenu le télégraphe de Lyon n° 2... .

* En 1834, après la mort de Desroys, il est question de redescendre la direction de Fourvière à Lyon (AN. F90/1438 - 3 août 1834), ce qui a été réalisé puisque, d'après une lettre du directeur de Cheppe (qui a succédé à Desroys) au Ministre de l'Intérieur, "Lors des mouvements insurrectionnels de Lyon en 1831 et 1833, la Direction des Télégraphes, située alors sur les hauteurs de Fourvière, fut envahie (...). Les évènements firent sentir la nécessité de déplacer le bureau télégraphique, et la direction fut établie en ville, non loin de la Place Bellecour, du côté de Perrache (...) Elle est d'ailleurs assez rapprochée des postes de Saint-Just, ses correspondants" (AN. F90/1443 - 27 juillet 1851). Y. Mience situe cette direction, rue de Bourbon, donc à proximité du télégraphe de Lyon n° 2 qu'un état de 1848 (AN. F90/19095 - Document T.82 - 1er juillet 1848) localise au n° 39 de cette même rue.

* En 1851, toujours dans sa lettre au Ministre de l'Intérieur, de Cheppe, tout en reconnaissant les avantages de sa direction installée entre Bellecour et Perrache, pense que, pour des raisons de sécurité, il serait souhaitable de transférer cette direction dans les bâtiments de la préfecture, Place des Jacobins, et d'y prévoir aussi le service de la télégraphie électrique. L'Atlas Kermabon situe bien le poste Lyon n° 3 à l' "Ancienne Préfecture" (la nouvelle est alors en construction sur la rive gauche du Rhône) ; mais le projet de déménagement dans les locaux de la préfecture a-t-il été réalisé avant la disparition de la télégraphie Chappe ?

Lettre de Y. Mience à G. DSD du 30/11/1993)

N° 478 La télégraphie aérienne de « A à Z»

Quartier ouest de Lyon, département du Rhône. A la création de la ligne de Milan en 1807, tandis que Fourvière est le poste extrême de Paris-Lyon, le premier poste (1*) de Lyon-Venise est situé à Saint-Just et, à ses débuts, il communique directement avec Saint-Pierre-de-Chandieu à environ 19 kilomètres. En raison de cette grande distance, un poste intermédiaire est construit en 1809 à Vénissieux (pour l'ouverture de la section Turin-Milan). Aucune information précise sur ce poste de Saint-Just (est-ce déjà l'une des tours sur la gravure (ci-dessus) du Musée de la Poste de Paris / 2843 ?).

Correspondance de Rogelet - lettre n° 845 du 21 janvier 1807.

Lettre de Y. Mience à G. DSD du 30/11/1993

Index des illustrations :

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Lyon St-Just
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1620 - Lyon - Saint-Just. - Panorama pris de la montée du Télégraphe
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