Tour Chappe N° 48 Bailleul - Silly en Gouffem ( TC61BA )

Mis à jour le 14-01-2015
Télégraphe Chappe
 
Type : Tour carrée
Utilisation : Entre 1798 et 1852
Ligne : Paris - Brest ( Poste N° 24 )
Tour précédente : Tournai-sur-Dive
Atlas de Kermabon
Suivante : 11 700 m
Hauteur : 244 m
Mécanisme : 5,17 m

La position :

La position indiquée est celle du village de Bailleul, pas de la tour.

Cartographie :

Vue satélite de la tour Chappe de Bailleul - Silly en Gouffem Carte routière de la tour Chappe de Bailleul - Silly en Gouffem

Livres à consulter :

N° 478 La télégraphie aérienne de « A à Z»

Commune du département de l'Orne, poste (24*) de la ligne Paris-Brest. La station était située à 1 200 m au sud-ouest de la commune sur un point culminant à 244 m dans la forêt de Gouffern. De type tour carrée, le poste n'a laissé aucun vestige. Les deux postes correspondants : Tournai-sur-Dive se trouvait à 6,5 kilomètres, Habloville à 12 kilomètres.

Archives FNARH (Source : Y. Lecouturier, 1988).

N° 2330 Les télégraphes aériens

Le troisième poste dit poste de Bailleul se trouvait à une altitude de 244 mètres, en un point culminant de la forêt de Gouffern et à 1200 mètres des bourgs de Sévigny et de Bailleul. Les habitations les plus rapprochées sont le château du Moncel et le village des Rouges-Verts. Le télégraphe se trouvait à 6 kilomètres au nord d'Argentan, au carrefour des quatre chemins, à l'extrémité d'un terrain vague, rectangulaire, entièrement dénudé. Si l'on part de la ville, on parvient en ce lieu en suivant un chemin étroit, sinueux, seulement accessible aux piétons. Avant d'arriver, il faut monter une côte abrupte, presque à pic, et laisser sur sa gauche une tuilerie et de mauvais herbages. Ce chemin est fort pittoresque et rien n'est plus agréable que de le parcourir le soir, durant la belle saison. C'est en même temps un délicieux but de promenade pour les touristes.

En montant, l'on découvre au sud toute la vallée de l'Orne, la vaste plaine d'Argentan, la bruyère des Coudrayes et là bas, au fond de l'horizon, les bois de Momont et la chapelle Saint-Michel-de-Gult ; vers l'Ouest, ce sont les bois de Montgaroult et une partie du canton de Putanges. Enfin, parvenu au haut, l'on aperçoit au Nord et à l'Est, les bois de Saint-André, l'admirable vallée de la Dives et les belles prairies du pays d'Auge. La vue se détache avec peine de ces ravissants paysages et de ces sites que l'on ne peut se lasser d'admirer. En revenant, on peu visiter la fontaine Thiot, aux eaux limpides et pures et qui ne tarit jamais.

Le télégraphe de Bailleul ne comprenait qu'un bâtiment isolé, de forme carré. Les pierres qui le formaient ont en partie disparu. Il correspondait à l'Ouest avec celui d'Habloville et à l'Est avec celui d'Egreffin, puis plus tard avec le poste intermédiaire de Tournay-sur-Dives. Le RAPPORT de l'an 1803 constate que les agents établis là depuis deux ans, n'ont cessé de jouir de la plus grande tranquillité, même dans les temps les plus orageux où personne n'était en sûreté. Ces employés faisaient le meilleur éloges des habitants des communes voisines qui leur assuraient ainsi une vie absolument paisible.

N° 2345 Bulletin de la Société Historique et Archéologique de l'Orne

Ce télégraphe se trouvait sur un point culminant de la forêt de Gouffern, à 244 mètres d'altitude, à 1200 mètres de Bailleul et à 6 kilomètres d'Argentan. De cet endroit la vue s'étend fort loin ; on découvre au sud la vallée de l'Orne, la vaste plaine d'Argentan, la bruyère des Coudrayes, les bois de Momont et la chapelle Saint-Michel-de-Gult ; vers l'ouest les bois de Montgaroult et une partie du canton de Putanges, au nord et à l'est, les bois de Saint-André, la vallée de la Dives et les prairies du Pays-d'Auge.

Le poste de Bailleul ne comprenait qu'un bâtiment isolé, de forme carrée. Le « Rapport » de 1803 constate que les agents établis depuis deux ans dans ce télégraphe, n'ont cessé de jouir de la plus grande tranquillité. Ces employés faisaient le meilleur éloges des habitants des communes voisines. Ce bâtiment n'existe plus.

Archives FNARH :

Y. Lecouturier (1988)